Comment placer la trésorerie de son entreprise en 2026
- MS Patrimoine & Conseil
- 15 mai
- 5 min de lecture

Il y a une situation que je rencontre régulièrement chez les dirigeants que j'accompagne. Des comptes courants qui affichent des centaines de milliers d'euros. Une trésorerie confortable, bien gérée, fruit de plusieurs années d'efforts. Et pourtant, ces liquidités ne travaillent pas. Elles attendent. Souvent par manque de temps, parfois par manque d'information, parfois parce que la banque n'a rien proposé de vraiment adapté.
C'est précisément là que commence le problème. Une trésorerie qui stagne sur un compte courant non rémunéré, c'est un capital qui perd de la valeur chaque année. L'inflation fait son travail en silence. Et pendant ce temps, des solutions existent — simples, accessibles, adaptées à la réalité d'une entreprise.
Placer la trésorerie de son entreprise n'est pas une opération complexe. C'est une décision de gestion comme une autre, à condition de bien poser les bonnes questions avant de choisir un support.
La première question n'est pas "où placer" mais "quoi placer"
Toute la trésorerie d'une entreprise ne se ressemble pas. Avant d'envisager le moindre placement, il faut distinguer deux réalités très différentes que l'on confond souvent.
La trésorerie de fonctionnement, c'est l'argent dont l'entreprise a besoin pour vivre au quotidien — régler les fournisseurs, payer les salaires, absorber un décalage de règlement client. Elle doit rester disponible, liquide, accessible à tout moment. On n'y touche pas.
La trésorerie excédentaire, en revanche, ce sont les liquidités qui dépassent les besoins opérationnels prévisibles sur les prochains mois ou années. C'est sur cette poche, et uniquement celle-là, que se construit une stratégie de placement. Identifier son montant avec précision, en tenant compte des projets d'investissement de l'entreprise et de l'horizon auquel vous pourriez en avoir besoin, est le préalable indispensable à toute décision.
Un dirigeant qui place 300 000 euros sur un support bloqué à trois ans sans avoir vérifié qu'il n'en aura pas besoin avant crée lui-même son problème. La méthode avant le produit, toujours.
Court terme : privilégier la liquidité sans sacrifier le rendement
Pour une trésorerie disponible sous 18 mois, deux solutions se distinguent par leur simplicité et leur efficacité.
Le compte à terme est le placement le plus direct. Vous immobilisez une somme à un taux fixe, pour une durée déterminée à l'avance. La sécurité est totale, le rendement est connu dès le départ. Ce que peu de dirigeants savent, c'est que les taux négociés via un conseiller indépendant sont systématiquement supérieurs à ce qu'une banque propose en direct à ses propres clients. La raison est simple : un cabinet comme le nôtre centralise des volumes importants et obtient des conditions que vous n'obtiendrez jamais seul au guichet.
Les fonds monétaires constituent l'alternative pour ceux qui ont besoin d'une liquidité quasi immédiate. Moins rémunérateurs qu'un compte à terme bien négocié, mais sans durée de blocage fixe. Ils conviennent parfaitement aux excédents ponctuels ou aux situations où la visibilité à court terme est incertaine.
Moyen terme : le contrat de capitalisation, l'outil que votre banque ne vous a probablement jamais proposé pour votre trésorerie
C'est le placement le plus puissant pour une trésorerie d'entreprise investie sur deux à cinq ans, et pourtant l'un des moins connus des dirigeants. Le contrat de capitalisation fonctionne sur le même principe que l'assurance-vie, mais il est accessible aux personnes morales — SAS, SARL, holding, SCI soumise à l'IS.
Son intérêt est double. D'abord, il donne accès à une architecture d'investissement complète : fonds en euros sécurisés, unités de compte diversifiées, immobilier via des SCPI, produits structurés à capital protégé. Ensuite, sa fiscalité est particulièrement favorable : tant que les fonds restent dans le contrat, les plus-values ne sont pas imposées. Seuls les rachats déclenchent une imposition, calculée sur la part d'intérêts dans le retrait, pas sur l'intégralité des sommes.
Pour une entreprise qui dispose d'une trésorerie excédentaire stable et n'a pas besoin d'y toucher dans l'immédiat, c'est souvent la meilleure réponse possible. Performante, fiscalement intelligente, et adaptable dans le temps.
Long terme : accepter un peu de complexité pour aller chercher du rendement à votre trésorerie
Pour les excédents dont l'entreprise n'aura pas besoin avant trois à cinq ans, d'autres solutions méritent d'être étudiées selon votre profil et vos objectifs.
Les produits structurés permettent d'accéder à des rendements significatifs tout en bénéficiant d'une protection partielle ou totale du capital à l'échéance. Leur fonctionnement repose sur une mécanique définie à l'avance : si les marchés évoluent dans un certain sens, vous percevez un rendement fixé dès le départ. Si les marchés baissent, votre capital est protégé jusqu'à un certain seuil. Ce n'est pas un produit magique, mais bien calibré par rapport à votre situation, c'est un outil efficace pour dynamiser une poche de trésorerie long terme sans s'exposer sans filet.
L'usufruit temporaire de parts de SCPI est une autre piste, moins connue mais fiscalement très intéressante selon votre situation. En acquérant l'usufruit de parts de SCPI pour une durée déterminée, l'entreprise perçoit les revenus locatifs sur la période, comptabilisés en charges, avec un effet fiscal immédiat. Ce montage nécessite une analyse précise de votre situation — il n'est pas universel — mais quand il est pertinent, son efficacité est réelle.
Ce que votre banque fait rarement pour votre trésorerie, et pourquoi
La plupart des dirigeants gèrent leur trésorerie d'entreprise avec leur banque principale, par habitude et par simplicité. C'est compréhensible. Mais une banque conseille ses propres produits, avec ses propres marges, dans ses propres enveloppes. Elle ne comparera pas son compte à terme avec celui d'un concurrent plus avantageux. Elle ne vous proposera pas un contrat de capitalisation si elle n'en distribue pas. Et elle n'analysera pas votre situation patrimoniale globale pour voir si le placement de votre trésorerie s'articule bien avec votre stratégie personnelle de dirigeant.
Un conseiller en gestion de patrimoine indépendant travaille différemment. Il n'est lié à aucun établissement, ne perçoit pas de rétrocommission sur les produits qu'il sélectionne, et accède à l'ensemble du marché pour construire la solution la plus adaptée à votre situation réelle. La différence sur trois ans, pour une trésorerie de 200 000 euros, peut facilement représenter plusieurs milliers d'euros — sans prendre de risque supplémentaire.
Les trois erreurs que je vois le plus souvent
La première, c'est l'inaction. Laisser 150 000 ou 300 000 euros sur un compte courant non rémunéré parce qu'on n'a pas eu le temps de s'en occuper. L'inflation n'attend pas.
La deuxième, c'est de confondre les horizons. Placer une trésorerie dont on aura besoin dans 12 mois sur un support bloqué à 3 ans. La liquidité n'est pas un détail — c'est le premier critère de sélection d'un placement.
La troisième, c'est de traiter la trésorerie de l'entreprise comme un sujet totalement séparé du patrimoine personnel du dirigeant. Les deux sont liés. Une stratégie efficace les regarde ensemble — ce qui sort de l'entreprise, sous quelle forme, à quel moment, avec quelle fiscalité — pour éviter les incohérences qui coûtent cher.
Comment nous travaillons avec les dirigeants
Chez MS Patrimoine & Conseil, notre accompagnement sur la trésorerie d'entreprise commence toujours par une analyse complète de votre situation : montant disponible, horizon de placement, projets de l'entreprise, situation fiscale et patrimoniale personnelle. Nous ne proposons aucun produit avant d'avoir compris votre contexte.
Nous sélectionnons ensuite les solutions les mieux adaptées parmi l'ensemble des supports disponibles sur le marché — comptes à terme négociés, contrats de capitalisation, produits structurés, SCPI — en toute indépendance, sans conflit d'intérêt.
Si vous souhaitez faire le point sur votre trésorerie excédentaire, le premier échange est gratuit et sans engagement. Nous accompagnons les dirigeants dans le Var, à Toulon, à Ollioules et à Paris, ainsi qu'en visioconférence partout en France


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